Syndic défaillant, comptes opaques, mandat qui s'essouffle : changer de syndic est un droit de l'assemblée générale. Encore faut-il le faire proprement.
Quand peut-on changer ?
Le syndic est élu par l'AG — c'est donc l'AG qui le remplace : à l'échéance normale du mandat, ou de façon anticipée si la gestion le justifie. Inscrivez le point explicitement à l'ordre du jour de la convocation : « élection du syndic ». Un changement voté en questions diverses est contestable.
Préparer l'alternative avant de voter
Ne destituez pas dans le vide : ayez un candidat (bénévole volontaire ou société) et, idéalement, son projet — organisation proposée, outils, éventuellement coût. L'AG vote alors pour quelque chose, pas seulement contre quelqu'un.
La passation : le moment critique
Le syndic sortant doit remettre :
- Les archives : règlement de copropriété, PV des AG, contrats en cours
- Les comptes : registre des paiements, relevés bancaires, factures, état des impayés
- Les accès : compte bancaire, clés, codes
Faites un état des lieux financier contradictoire à la date de passation : solde, impayés appartement par appartement. C'est la photo de départ du nouveau mandat.
Le piège de la passation papier
Quand toute la gestion vit dans le classeur (ou l'Excel) du sortant, la passation dépend de sa bonne volonté. Avec une gestion en ligne comme Cle.ma, l'historique appartient à la résidence : le nouveau syndic reçoit ses accès et trouve tout — comptes, archives, audit — dès le premier jour.